PARIS, OUVERT LA NUIT

11 juin 2026 - 3 octobre 2026


A l’approche du solstice d’été, la galerie Roger-Viollet inaugure une nouvelle exposition consacrée à la nuit dans la « Ville lumière », surnommée ainsi en raison de deux évènements marquants de l’histoire des sciences et techniques : c’est à Paris qu’a été installé le premier éclairage public en 1665 et qu’ont eu lieu les premiers essais d’éclairage électrique en 1844.

Comme l’écrivait Paul Morand en 1933 dans son introduction au célèbre ouvrage de Brassaï Paris de nuit, « La nuit n’est pas le négatif du jour ». En effet, la lumière du jour n’est pas la seule à avoir les faveurs de la photographie.

Divers par ses sources et ses fonctions, celle de la nuit offre une autre vision de la Capitale, des lignes de son architectures et de l’atmosphère de ces différents lieux.

Les grandes perspectives deviennent des ruelles et les ruelles des boulevards imaginaires, les escaliers de Montmartre montent vers l’infini, le ruban noire de la Seine évoque un miroir insondable, les célèbres monuments ne se distinguent plus que par leur silhouette que dessine les lumières électrique, des lieux en sommeil la journée grouillent d’un monde agité du crépuscule à l’aube.

La ville, alors ouverte au mystère, à l’étrangeté et à la poétique nocturne, bascule dans une nouvelle esthétique et propose un autre récit, modifie la temporalité et inverse un temps les rôles, les amusements des uns et le labeur des autres.

On comprendra aisément que certains photographes ont très tôt trouvé dans la nuit une source d’inspiration, un objet d’étude et d’expérimentation, usant des longueurs de pose qui révèlent les spectres, les halos et les lignes lumineuses, ou du flash pour saisir sur le vif la vie des noctambules et les spectacles des nuits parisiennes.

Pour cette exposition, la galerie Roger-Viollet a sélectionné 70 photographies, majoritairement en noir et blanc, illustrant parfaitement le contraste entre la densité du noir et la blancheur franche des lampes électriques.

Ces œuvres, couvrant la période 1900-1970, sont issues en grande partie des fonds d’archives de la Ville de Paris, ainsi que de ceux de Jean-Pierre Couderc, Pierre Jahan, François Kollar, Janine Niepce, Jack Nisberg et René-Jacques.

Visuel :

«La France travaille.» Aux sources de l’énergie. Enseignes lumineuses. Paris, 1931. Photographie de François Kollar (1904-1979). Paris, Bibliothèque Forney.© François Kollar / Bibliothèque Forney / Roger-Viollet


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William Walravens

Sarah Heymann